LE SERVICE PUBLIC VIVRA

GARE ALBI-MADELEINE : LA BATAILLE DU RAIL

Quatre questions à Roland FOISSAC : Vice Président du Conseil Général - (Conseiller Géneral ALBI-NORD-OUEST - Canton de la Gare ALBI Madeleine)

Comment s'est organisée la lutte pour le maintien de la gare Albi-Madeleine ?

R.F. : J'ai pris connaissance du projet de suppression de l'accueil du public les week-end en gare d'Albi-Madeleine par la presse fin septembre 2002. Aussitôt, j'ai informé de cette menace les élus, les responsables d'associations et la population au travers du " Journal du Canton ". Durant le mois de novembre, la mobilisation a été exceptionnelle. Les gens ont été scandalisés par l'attitude de la SNCF. Plus de 4000 personnes ont signé la pétition et nous étions plusieurs centaines lors des rassemblements qui ont été organisés à la gare. Tous les représentants des associations, syndicats, comités de quartiers (Madeleine-Pont Vieux, Breuil-Mazicou, et Cantepau) sont allés rencontrer le Directeur Régional de la SNCF à Toulouse le 19 décembre. Aucun argument n'a pu ébranler ce technocrate. Pendant deux heures, nous avons parlé à un mur.

Donc, malgré cette mobilisation, la SNCF a maintenu la fermeture les week-end ?

R.F. : En effet, depuis le 15 décembre dernier la gare d'Albi-Madeleine est fermée les samedis, dimanches et jours fériés même si le train s'arrête toujours. Le résultat c'est une perte du chiffre d'affaire d'environ 50 % sur les deux premiers mois de l'année alors qu'il est en augmentation à Albi-Ville. Comment oser parler de " saine gestion " dans cette affaire ? Je veux souligner que, depuis, nous avons appris que dix-neuf gares de Midi-Pyrénées sont concernées par des mesures analogues. Celles de Rabastens et de Lisle-sur-Tarn ont connu le même sort le 1er avril et maintenant on sait que le train de nuit Carmaux-Paris est programmé pour être supprimé en 2004. Le mouvement d'opposition à cette politique de casse du service public ferroviaire s'est élargi ces dernières semaines et, après la réunion du 18 mars, où 150 personnes se sont rencontrées aux Moulins de l'Albigeois, la mobilisation s'étend à la plupart des gares du Nord-Est de Midi-Pyrénées. C'est ma conviction : seul un rapport de forces peut permettre de stopper la SNCF dans sa politique de casse et empêcher la fermeture de la gare d'Albi-Madeleine.

La SNCF est-elle seule à pouvoir décider de sa politique ?

R.F. : Nous sommes face à un processus de libéralisation, d'ouverture à la concurrence. Pilotée par Bruxelles, cette orientation est confortée par celle de l'actuel gouvernement. Elle dicte ses choix à la SNCF. C'est ce qui explique la résistance que nous rencontrons pour faire entendre la voix et les attentes des usagers. Pour ces gens-là, ce ne sont que des clients et les collectivités locales, si elles veulent maintenir ou améliorer le service n'ont qu'à payer et faire appel aux contribuables. Si on laissait faire, on se retrouverait dans quelques années dans la même situation que la Grande-Bretagne où le service ferroviaire a été brisé avec, depuis, des accidents en chaîne… Le Conseil Régional qui a fait de gros efforts pour développer les TER et rééquilibrer le rail et la route verrait son plan de développement réduit à néant. C'est d'ailleurs pourquoi nous sommes en droit d'attendre de nos collègues de la Région qu'ils soient plus énergiques à l'égard de la SNCF, à nos côtés, et qu'ils ne limitent pas leur action au seul plan juridique.

Vous appelez donc à poursuivre la mobilisation. Peut-elle porter ses fruits ?

R.F. : Tous les efforts qui ont été accomplis et auxquels j'ai pris ma part depuis six mois n'ont pas été vains. Il est important que chacun mesure l'enjeu de cette " bataille du rail ". Comment peut-on sérieusement, par exemple, s'émouvoir des morts sur nos routes et ne rien faire pour préserver et développer le chemin de fer ? Il faut donc que la mobilisation qui a pris corps autour de la gare d'Albi-Madeleine qui nous est chère s'élargisse et se renforce, que tous les élus y prennent leur place, de quelque bord politique qu'ils soient, sans arrière-pensée. Il y va de l'intérêt général. Permettez-moi, pour terminer, de féliciter chaleureusement toutes celles et tous ceux qui se sont impliqués et qui, j'en suis sûr, vont poursuivre dans la voie du rassemblement. La gare d'Albi-Madeleine n'est pas morte. Le service public vivra.

LA POSTE DE CASTELNAU-DE-LEVIS RESTERA OUVERTE

Le 1er octobre 2002, sans concertation, la Direction de La Poste procédait à la fermeture du bureau de Castelnau-de-Lévis les après-midi.

Roland FOISSAC, Conseiller Général du Canton et membre de la Commission Départementale de Présence Postale, n'avait même pas été informé. Devant une telle attitude, il réagissait dès le lendemain en occupant toute la journée le bureau avec les élus locaux. Le Conseil Municipal réuni en session extraordinaire exprimait son désaccord et des réunions publiques étaient organisées pour sensibiliser la population.

Quelques semaines après, les dirigeants de La Poste acceptaient, à titre provisoire, la réouverture du bureau deux heures deux après-midi par semaine.

Le 21 février 2003, après une enquête à laquelle ont répondu 150 familles, le directeur du groupement acceptait, devant la Commission Départementale, le maintien des horaires actuels. Les tranches horaires des deux après-midi seront préservées. Dans un communiqué de presse, Roland Foissac félicitait " les élus et les nombreux usagers de La Poste qui se sont mobilisés ". Le Maire, Georges LACOMBE, s'associait au communiqué et précisait : " Il est important pour notre commune de pouvoir maintenir ce service de proximité ".

Confirmant sa détermination lors de la réunion du 21 février, Roland Foissac a déclaré : " la recherche à tout prix de la rentabilité remet en cause le service public à la Française. D'autres bureaux de poste sont menacés, je les défendrai. "

LU DANS LA PRESSE :

La Dépêche du 10.10.02 - LES ELUS VEULENT SAUVER LEUR BUREAU DE POSTE - Le Conseiller Général : " A la population de se faire entendre "

La Dépêche du 19.10.02 - LA POPULATION RESTE MOBILISEE POUR MAINTENIR SON SERVICE POSTAL

La Dépêche du 23.10.02 - LA POSTE ROUVRE DEUX APRES-MIDI PAR SEMAINE

La Dépêche du 27.02.03 - LES HORAIRES ACTUELS DE LA POSTE NE BOUGERONT PAS …

RESTONS MOBILISES

LU DANS LA PRESSE :

La Dépêche du 29.11.02 - TANDIS QUE LA PETITION BAT SON PLEIN - On manifestera demain matin contre la fermeture de la gare le week-end

Le Tarn Libre du 13.12.02 - NOUVEAU RASSEMBLEMENT LE 13 DECEMBRE

La Dépêche du 22.01.03 - LISLE ET RABASTENS MENACEES A LEUR TOUR

La Dépêche du 18.03.03 - LES FERMETURES DE GARES EN DEBAT CE SOIR A ALBI